Yves Carthaillac #42

Yves Carthaillac, 65 ans, médecin aux Grandes Cités TASE.

Ma mère était institutrice à Vaulx Sud puis directrice d’école et c’est donc en grande partie à la TASE que j’ai grandi. C’est là que m’est venue l’envie de devenir médecin, au contact du docteur Hartz, le médecin des familles du quartier. Il venait de Décines : à l’époque il n’y avait pas de médecin à Vaulx Sud.

J’ai habité plus d’une dizaine d’années à la ZUP (à Pierre Dupont) où mon fils est né. Mon épouse travaillait à côté, allée du Mens. Dès l’obtention de mon diplôme de médecine, j’ai exercé au Centre Lamaze à Vaulx Village. J’ai été le premier médecin de l’antenne du Centre Lamaze Sud ouverte à Carmagnole. J’effectuais alors un mi-temps dans chacun des secteurs de Vaulx, avant de rester définitivement au Sud à l’installation du Centre Lamaze Sud avenue Roger Salengro. Lors de la mise en liquidation du Centre Lamaze, je me suis installé en libéral, avec deux confrères, au même endroit pour y maintenir une offre de santé et continuer à suivre mes nombreux patients vaudais. Nous sommes aujourd’hui quatre médecins.

Je sais par des patients, par les informations que je prends et par les visites que j’y effectue que ça bouge aussi au Nord : écoles, médiathèque, le tramway enfin en bonne voie, un pôle gérontologique aussi… Mais avoir grandi à la TASE et y exercer ont fait de moi un « sudiste dans l’âme ». Alors, souffrez (si vous permettez l’expression à un médecin) que depuis mon cabinet je vois, ou entende parler, davantage de la Mairie annexe enfin opérationnelle, de l’École Croizat superbement refaite, de la construction des écoles Katherine Johnson aux Brosses, Odette Cartailhac à la Soie et de l’extension de Curie programmée et financée, du programme de rénovation des Grandes Cités (avec ascenseur et jardins !) et de celui de Chénier, du lotissement pour Marhaba, du cimetière des Brosses aménagé et végétalisé (ma mère y repose), du nouvel équipement sportif prévu,… Je trouve aussi très bien d’avoir stoppé le gigantisme prévu sur la Soie et ailleurs, et de garder partout l’harmonie entre les anciens et nouveaux quartiers.

Alors, il faut qu’Hélène Geoffroy puisse poursuivre cette logique qui préserve l’esprit du Sud, développe partout les services publics, les écoles, les activités culturelles et modernise le territoire tout en lui conservant cette dimension nature spécifique à Vaulx-en-Velin. J’estime qu’elle est la seule à la hauteur d’un tel enjeu.